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PARTENARIAT

  Les quatre semaines suivantes furent un tourbillon d'émotions .

  Lise tint parole. Le samedi suivant, elle arriva avec cent litres de bière dans sa charrette. De la bonne bière, cette fois. Une bière brune, épaisse, à 5% d'alcool.

  ? ?a vient d'où ? ? j'ai demandé en go?tant.

  ? D'un brasseur à Havreblanc. une ville portuaire, à l'ouest. ? Elle déchargea les tonneaux. ? Il me fait toujours un bon prix parce que je lui achète en gros. Cinquante cuivres le litre. ?

  ? Havreblanc, c'est loin. ?

  ? Trois jours de voyage à peu près . Mais ?a vaut le coup. ? Elle tapota un tonneau. ? Cette bière va donner un meilleur alcool, beaucoup plus cher. ?

  Et elle avait raison.

  Après distillation, les trente litres d'eau-de-vie que j'ai produits étaient… différents. Ils étaient toujours forts, mais avec un arrière-go?t presque agréable.

  et au marché, ?a se vendit comme des petits pains.

  Quarante bouteilles, Toutes parties en trois heures. à une couronne soixante-quinze pièce en moyenne.

  un total de Soixante-dix couronnes en une seule journée.

  Moins les cinquante cuivres pour la bière, ?a faisait soixante-cinq couronnes de profit brut. Moins vingt pour cent pour Lise, ?a me laissait cinquante-deux couronnes.

  Cinquante-deux putains de couronnes.

  ? Vous voyez ? ? dit Lise en comptant sa part. ? Je vous avais dit que ?a marcherait. ?

  J'ai souri. ? Vous aviez raison. ?

  ? J'ai toujours raison. ? Elle rangea l'argent dans sa bourse. ? La même chose samedi prochain ? ?

  ?La même chose. ?

  Mais produire quarante bouteilles par semaine, c'était épuisant.

  La distillation prenait deux jours complets. je devais chauffer, surveiller, refroidir et mettre en bouteille et cela jour et nuit. Je dormais quatre heures, max.

  Gregor s'inquiétait. ? Monseigneur, vous allez vous tuer. ?

  ? J'ai pas le choix. ?

  ? Vous pourriez embaucher quelqu'un pour vous aider. ?

  ? Avec quel argent ? J'ai besoin de chaque couronne pour Marlowe. ?

  Il soupira. ? Vous êtes têtu. ?

  ? Ouais. ?

  Le canal, lui, avan?ait. Il faisait trois cents mètres maintenant. L'eau de la rivière commen?ait à irriguer les premiers champs en friche. On avait planté du blé et fait la rotation triennale, comme prévu.

  Les paysans bossaient dur parce qu'ils voyaient les résultats. L'eau arrivait et les plants poussaient. Pour la première fois depuis des années, ils avaient de l'espoir.

  Et moi aussi.

  Après quatre semaines de ventes, j'avais accumulé… Petit calcul mental.

  Soixante-treize couronnes au départ avec les cinquante de Lise. Plus cinquante-deux par semaine pendant quatre semaines, ?a fait deux cent huit couronnes. Moins vingt pour cent pour Lise sur les profits hebdomadaires… environ quarante couronnes en tout pour elle.

  Donc, j'avais environ cent soixante-huit couronnes.

  on y est Presque là..

  Il me manquait encore… merde, combien ? Cent cinquante pour Marlowe. Moins cent soixante-huit que j'avais.

  Attends. Non. J'avais plus que nécessaire ?

  du coup on refais le calcul. Lentement.

  Marlowe : cent cinquante couronnes.

  Moi : cent soixante-huit couronnes.

  Différence : dix-huit couronnes de plus.

  une seconde…

  hein…

  Putain. Je l'ai fait. J'ai vraiment l'argent.

  Je me suis assis , les jambes tremblantes.

  ? Gregor ! ?

  Il arriva en courant. ? Monseigneur ? Qu'est-ce qui se passe ? ?

  ? On l'a. On a l'argent. ?

  Il cligna des yeux. ? Pardon ? ?

  ? les Cent cinquante couronnes pour Marlowe. On les a. ?

  Gregor me regarda la bouche ouverte puis il sourit. ? Monseigneur… c'est vrai ? ?

  ? Oui. ?

  Il se mit à rire. ? Vous l'avez fait. Vous avez vraiment réussi. ?

  J'ai ri aussi. ? Ouais. On dirait bien ?

  Mais j'ai pas payé Marlowe tout de suite.

  je n'étais pas stupide.

  Si je payais maintenant, il me resterait dix-huit couronnes. C'est rien si il y’a une mauvaise récolte ou un accident, je serais de nouveau ruiné.

  Non. Je devais accumuler plus pour me créer un coussin financier.

  Donc j'ai continué trois samedis de plus, pour cent cinquante-six couronnes supplémentaires.

  Au total, j'avais maintenant trois cent vingt-quatre couronnes.

  Moins les cent cinquante pour Marlowe, ?a me laissait cent soixante-quatorze couronnes de réserve.

  ?a, c'était jouable.

  ? Gregor, ? ai-je dit un soir. ? Prépare une bourse avec cent cinquante couronnes. On va voir Marlowe demain. ?

  Julien Marlowe habitait une grande maison de trois étages au centre de Falkenbourg. c’était une fa?ade en pierre avec des Fenêtres vitrées..

  J'ai frappé à la porte. Un domestique ouvrit.

  ? Le baron Rothfeld pour monsieur Marlowe, ? j'ai dit.

  Le domestique me regarda de haut. ? Monsieur Marlowe ne re?oit pas sans rendez-vous. ?

  ? Dites-lui que j'ai son argent. ?

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  Le domestique hésita puis il disparut à l'intérieur.

  Deux minutes plus tard, Marlowe apparut avec son Sourire de requin toujours en place.

  ? Baron Rothfeld. Quelle surprise. ?

  ? Monsieur Marlowe. ? J'ai sorti la bourse, elle était lourde.? voici les cent cinquante couronnes comme convenu. ?

  Son sourire vacilla.. ? une seconde Vous… Vous avez l'argent ? ?

  ? Oui bien s?r, Comptez. ?

  Il prit la bourse , l'ouvrit ,il prit son temps et compta lentement.

  Cent cinquante couronnes exactement.

  Il me regarda. ? Comment… ? ?

  ? ah , vous savez… le travail. ? Je souris. ? Vous devriez essayer un jour. ?

  Il serra la bourse. ? Très bien, La dette est payée. ? Il rentra dans sa maison et revint avec un parchemin. c'était Le contrat original. ? Voici. ?

  Je l'ai pris et je l'ai déchiré lentement, avec toute la satisfaction du monde .

  ? Ce fut un plaisir de faire affaire avec vous, monsieur Marlowe. ?

  Il ne sourit pas. ? Vous avez eu de la chance, baron. ?

  ? Non. de la détermination cela change tout . ?

  Je tournai les talons et partis.

  Sur le chemin du retour, Gregor conduisait et moi, j'étais assis à c?té avec le contrat déchiré dans les mains.

  ? Monseigneur, ? dit Gregor, ? vous l'avez vraiment fait ?

  ? Ouais. ?

  ? Le domaine est sauvé. ?

  ? Pour l'instant. ? Je pensais aux champs. ? Mais on n'est pas sortis de l'auberge. ?

  ? Comment ?a ? ?

  ? On a payé Marlowe. Mais il reste les imp?ts royaux, Les réparations du manoir et les semences pour l'année prochaine. ? J'ai soupiré. ? Cent soixante-quatorze couronnes, c'est bien. Mais ?a ne va pas durer éternellement. ?

  ? Alors on continue ? ?

  ? Oui. On continue. ?

  Le samedi suivant, Lise arriva avec sa charrette habituelle. Cent litres de bière avec un Sourire en coin.

  ? Alors ? ? dit-elle. ? Vous l'avez fait ? ?

  ? Quoi ? ?

  ? Marlowe. Vous l'avez remboursé ? ?

  J'ai souri. ? aaah, oui il y'a peu. ?

  Elle rit. ? Je le savais. ? Elle descendit de sa charrette. ? Félicitations, monseigneur. ?

  ? Merci, et merci à vous .Sans votre prêt… ?

  ? Sans votre alcool, je ne ferais pas autant de profit. ? Elle me tendit la main. ? On est quittes. ?

  Je la serrai. ? Pas tout à fait. Je vous dois encore vingt pour cent pour… combien de temps ? Deux ans non ? ?

  ? Oui. Mais honnêtement… ? Elle haussa les épaules. ? Vous avez déjà remboursé plus que les cinquante couronnes initiales. Les vingt pour cent, c'est juste du bonus maintenant. ?

  ? oui mais un contrat est un contrat. ?

  Elle sourit. ? Vous êtes honnête. J'aime ?a. ?

  On déchargea la bière ensemble et elle resta pour regarder la distillation, c'était la première fois qu'elle voyait le processus complet. Il y a beaucoup de premières fois depuis mon arrivée.

  ? C'est fascinant, ? dit-elle en observant le serpentin. ? Comment vous savez que c'est prêt ? ?

  ? La température, très chère. si c'est trop chaud, je distille de l'eau et si c’est trop froid,rien ne sort. ?

  ? Et vous estimez la température au toucher ? ?

  ? Oui. ?

  Elle toucha la chaudière et retira sa main immédiatement. ? C'est br?lant. ?

  ? Faut s'habituer. ? Je mis ma main, deux secondes. ? Là, c'est bon. ?

  Elle me regarda. ? Vous êtes bizarre, monseigneur. ?

  ? Merci ? ?

  ? C'est un compliment. ? Elle s'assit sur un tabouret. ? La plupart des nobles ne seraient jamais capables de faire ?a , je parle de travailler avec leurs mains, se salir. mais vous… vous êtes différent.?

  ? Parce que j'ai pas le choix. ?

  ? Non. ? Elle secoua la tête. ? J'ai vu des nobles ruinés avant. Ils vendent leurs terres, leurs titres. Ils mendient ou bien se marient à des riches. Mais ils ne bossent jamais vous savez. JAMAIS. ? Elle me fixa. ? Vous, vous bossez. Vraiment. Pourquoi ? ?

  Bonne question.

  ? Parce que… ? J'ai cherché mes mots. ? Parce que je ne peux pas accepter l'échec. Sur Terre… enfin, dans ma vie d'avant… ? Merde, fais gaffe. ? …j'ai toujours résolu des problèmes. C'est ce que je fais. Et là, le problème, c'était la survie. Donc j'ai résolu. ?

  Elle me regarda. Longtemps. ? Votre vie d'avant ? ?

  Putain la boulette .

  ? Je… euh… avant de reprendre le domaine je veux dire . Quand j'étudiais. ? idiot.

  Elle hocha la tête , n’étant pas vraiment convaincue, Mais elle n’insista pas.

  ? En tout cas, ? dit-elle, ? vous avez réussi. Et maintenant ? Vous faites quoi ? ?

  ? Je continue vers quelque chose de plus grand?

  ? hmmm, Ambitieux en plus. ?

  ? Réaliste vous voulez dire. Si je stagne, je meurs. ?

  Elle sourit. ? Sur ce point là, on pense pareil. ?

  Les semaines suivantes, Lise vint plus souvent. il est vrai qu’elle venait faire des livraisons de bière mais elle venait aussi pour parler .

  On discutait de business, parfois de stratégies et de marchés.

  Elle me racontait comment elle avait démarré. Elle est devenue veuve à vingt-cinq ans. Après que son mari soit mort dans un accident, elle n’avait pas eu d’enfants de cette union et n’ayant pas d'héritage elle avait juste des dettes. Elle avait tout reconstruit toute seule.

  ? ?a vous rappelle quelque chose ? ? dit-elle un soir, assise dans le hall du manoir.

  ? Ouais. ?

  ? Sauf que moi, j'avais pas de titre ou de terres comme vous je devais me débrouiller avec mes mains et mon cerveau. ?

  ? Et maintenant ? ?

  ? Maintenant, je possède trois boutiques. J'en ai une à Falkenbourg, une à Havreblanc et une à Eclème. ? Elle but une gorgée de vin. ? Pas mal pour une veuve sans le sou. ?

  ? Impressionnant. ?

  ? Merci. ? Elle me regarda. ? Et vous ? Vous comptez faire quoi avec votre alcool ? ?

  ? Le vendre. évidemment. ?

  ? Juste au marché ? ?

  ? Pour l'instant. Pourquoi ? ?

  ? Parce que vous pourriez le vendre plus cher ailleurs , les nobles ,les riches. ces gens-là paient le double pour de l'alcool de qualité. ?

  ? et Comment j'accède à eux ? ?

  ? Par moi. ? Elle sourit. ? je vous l’ai dit. J'ai des contacts , des clients riches. Je peux introduire votre eau-de-vie dans leurs cercles. Mais… ?

  ? Mais quoi ? ?

  ? Il faudrait une présentation , vous devez avoir une bouteille élégante lui trouvez un nom. lui donner une histoire. ?

  ? Une histoire ? ?

  ? Oui. Les riches adorent les histoires. L'Eau-de-vie artisanale du domaine Rothfeld, distillée selon des méthodes ancestrales. Ce genre de truc. ?

  J'ai ri. ? Des méthodes ancestrales ? J'ai inventé la recette il y a deux mois. ?

  ? oui mais ils ne le savent pas. ? Elle se pencha. ? Faites-moi confiance. Avec le bon emballage , on peut vendre ?a à trois couronnes la bouteille. Peut-être quatre. ?

  Trois couronnes.

  ? ?a doublerait mes revenus. ?

  ? Exactement. ?

  ? D'accord. On fait ?a. Qu'est-ce qu'il faut ? ?

  ? Des bouteilles en verre soufflé. Du style , verre teinté de couleur bleu ou vert. Avec un sceau en cire. ? Elle réfléchit. ? Et une étiquette, écrite à la main de fa?on élégante. ?

  ? ?a va co?ter cher. ?

  ? Oui. Mais l'investissement sera rentable. ?

  J'ai réfléchi. ? Combien ? ?

  ? Vingt couronnes pour cent bouteilles. ?

  Vingt couronnes. J'avais cent soixante-quatorze en réserve. ?a restait gérable.

  ? D'accord. Faites-le. ?

  Elle sourit. ? Parfait. Je m'en occupe. ?

  Trois semaines plus tard, elle revint avec les nouvelles bouteilles.

  C'était magnifique.

  Du Verre soufflé, teinté bleu sombre. Un Sceau en cire rouge avec mes initiales gravées dessus et une étiquette en papier vélin, calligraphiée : Eau-de-vie Rothfeld - Distillée avec soin.

  ? C'est… parfait, ? ai-je dit.

  ? Je sais. ? Elle aligna les bouteilles. ? On teste ?a samedi au marché noble à Eclème. la clientèle est riche. On verra. ?

  Le samedi, on partit pour Eclème à environ trois heures de route. Gregor conduisait , tandis que Lise et moi assis à l'arrière, on discutait.

  ? Vous avez déjà été à Eclème ? ? demanda-t-elle.

  ? Non. Jamais. ?

  ? C'est différent de Falkenbourg. c’est plus grand , les gens y sont plus riches et il y’a plus… de politique. ?

  ? Politique ? ?

  ? Oui. Le roi y réside donc il y'a la cour, les nobles et tout le tatouin . ? Elle me regarda. ? Vous allez devoir parler à des gens comme vous ou pire. ?

  ? J'aime pas les nobles. ?

  ? Vous êtes noble. ?

  ? Techniquement. ?

  Elle rit. ? Vous êtes bizarre. ?

  ? Oui vous me l'avez déjà dit. ?

  ? mais ?a reste vrai. ?

  Eclème était immense. environ dix fois Falkenbourg. peuplé de Vingt mille habitants, facile avec des rues pavées, des batiments en pierre et le chateau du roi au centre. très Imposant.

  Le marché noble se tenait près du chateau avec des petits stands, luxueux. des vendeurs en vêtements propres et des Clients en soie et velours.

  On installa notre stand. Lise avait apporté une nappe brodée et elle disposa les bouteilles comme des ?uvres d'art.

  ? Laissez moi parler, ? dit-elle. ? Vous, restez en retrait. Ayez l'air de votre statut ,noble et détaché. ?

  ? D'accord. ?

  Les clients arrivèrent lentement assez curieux.

  Lise vendait avec le sourire, elle était élégante et savait délier les poches fermées par ses mots.

  ? Eau-de-vie Rothfeld, madame. Distillée par le baron lui-même grace à une méthode ancestrale pour une qualité exceptionnelle. ?

  Une noble, dans la cinquantaine, avec des bijoux partout, prit une bouteille. ? Combien ? ?

  ? Trois couronnes, madame. ?

  Elle hésita. ? C'est cher. ?

  ? C'est unique en son genre. ?

  Elle l’acheta sans broncher .

  En quatre heures, on vendit vingt bouteilles soit soixante couronnes.

  Moins les co?ts, ?a faisait environ cinquante couronnes de profit net.

  Cinquante couronnes pour vingt bouteilles.

  Contre cinquante couronnes pour quarante bouteilles au marché normal.

  Lise avait raison, le marché noble était plus rentable.

  ? Vous voyez ? ? dit-elle en rangeant l'argent. ? Je vous l’avais dit. ?

  ? Vous aviez raison. Encore. ?

  ? Je sais. ?

  Sur le chemin du retour, Lise s'endormit la tête contre mon épaule elle était épuisée.

  Je la regardais avec ses cheveux défaits et son visage paisible.

  Elle est… différente.

  Gregor me regarda dans le rétroviseur en souriant. Je lui fis signe de se taire.

  Lise se réveilla quand on arriva au manoir. ? Pardon, ? dit-elle, gênée. ? Je me suis endormie. ?

  ? Ce n'est pas grave. ?

  Elle descendit et ajusta sa robe. ? Merci pour aujourd'hui. ?

  ? Merci à vous. Sans vous à mes c?tés je n’aurais jamais accédé au marché noble. ?

  ? On fait une bonne équipe. ?

  ? Oui. ?

  Elle me regarda , longtemps. ? à samedi prochain ? ?

  ? à samedi. ?

  Elle monta dans sa charrette et partit.

  Gregor me regarda. ? Monseigneur… ?

  ? Quoi ? ?

  ? Rien. ? Il sourit. ? Absolument rien. ?

  Cette nuit-là, j'ai écrit dans mon journal.

  Journal. Jour 61.

  Marlowe est payé, Le domaine est sauvé et j'ai cent soixante-quatorze couronnes de réserve.

  Le canal fonctionne , Les récoltes poussent, notre alcool se vend

  Et Lise… Lise est devenue plus qu'une partenaire commerciale. Elle est… une amie. ou Peut-être plus. Je ne sais pas encore.

  C'est étrange mais bon, ?a me fait du bien.

  FIN DU CHAPITRE 4

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